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vendredi 24 mai 2019

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

de Patrick Modiano,
paru en 2014, aux éditions Gallimard
Résumé : Presque rien. Comme une piqûre d’insecte qui vous semble d’abord très légère. Du moins c’est ce que vous vous dites à voix basse pour vous rassurer. Le téléphone avait sonné vers quatre heures de l’après-midi chez Jean Daragane, dans la chambre qu’il appelait “le bureau”. Il s’était  assoupi sur le canapé du fond, à l’abri du soleil. Et ces sonneries qu’il n’avait plus l’habitude d’entendre depuis longtemps ne s’interrompaient pas.
Pourquoi cette insistance ?

" Il n'avait écrit ce livre que dans l'espoir qu'elle lui fasse signe. Ecrire, c'était aussi, pour lui, lancer des appels de phares ou des signaux de morse à l'intention de certaines personnes dont il ignorait ce qu'elles étaient devenues."

Mon avis : Prix Nobel de littérature en 2014, Patrick Modiano est un auteur mondialement connu et reconnu. Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier est le premier roman que je lis de lui, et j'avoue ne pas avoir tout compris.
Il écrit vraiment très bien mais l'intrigue de ce roman est noyée on ne comprend pas comment le livre se termine. On ne peut pas donner d'âge aux personnages, on ne comprend pas leurs liens entre eux, d'un moment d'action on passe à un autre sans comprendre le lien entre les deux.
Le "style" abstrait de Modiano ne m'a pas plu mais peut être que je n'ai pas commencé avec le bon livre...

samedi 2 mars 2019

La dernière fugitive

de Tracy Chevalier,
paru en 2013, aux éditions de la Table Ronde
Résumé : Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœoeur de l'Ohio, sa sœoeur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse ; rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier. Sa soeœur emportée par la fièvre jaune à peine le pied posé sur le sol américain, Honor se retrouve seule sur les routes accidentées du Nouveau Monde. Très vite, elle fait la connaissance de personnages hauts en couleur. Parmi eux, Donovan, «chasseur d'esclaves», homme brutal et sans scrupules qui, pourtant, ébranle les plus profonds de ses sentiments. Mais Honor se méfie des voies divergentes. En épousant un jeune fermier quaker, elle croit avoir fait un choix raisonnable. Jusqu'au jour où elle découvre l'existence d'un «chemin de fer clandestin», réseau de routes secrètes tracées par les esclaves pour rejoindre les terres libres du Canada.


"Mme Reed pouffa. "Vous êtes abolitionniste ? Y a beaucoup de quakers qui le sont." Elle balaya du regard la boutique déserte, et sembla prendre une décision. "Les abolitionnistes ont plein de théories, mais moi je vis avec des réalités. Pourquoi je voudrais aller en Afrique ? Je suis née en Virginie. Pareil pour mes parents, mes grands-parents et leurs parents. Je suis américaine. Je ne raffole pas de l'idée qu'on nous expédie tous dans un pays que, pour la plupart, on connaît même pas. Si les Blancs espèrent juste se débarrasser de nous, nous flanquer sur des bateaux pour pouvoir être bien tranquilles, eh ben, moi je suis ici. C'est mon pays, et j'irai nulle part."

Mon avis : Ce formidable livre de Tracy Chevalier nous emmène au cœur des Etats-Unis esclavagistes. Seule dans un nouveau pays, Honnor doit trouver de nouveaux repères et s'acclimater à une culture qui n'est pas la sienne. Elle se retrouve face à des choix difficiles : suivre ses convictions ou suivre celles de sa famille pour les protéger, au moment où elle découvre qu'elle vit sur le sillage du "chemin de fer clandestin" permettant aux esclaves noirs de fuir vers le Canada.
Le lecteur peut facilement s'identifier à Honnor qui est loin de ses proches, dans un pays totalement inconnu et dont certains habitants ne vont pas faciliter l'intégration.
Une très bonne lecture !

mardi 26 février 2019

Tom petit homme, tout petit homme Tom

de Barbara Constantine,
paru en 2010, aux éditions Calmann-Lévy
 Résumé : Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre...
Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes.
Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n'était pas passé par là... 

" Dans le potager, il marche à l’ombre de la haie. Il connaît bien le coin. De loin, il se repère, puis se décide. Il court dans l’allée. Il s’accroupit devant un plan. Tire dessus très doucement. Fouille ses racines. Ramasse quatre pommes de terre. Remet soigneusement le plan en terre. Tasse bien autour du pied et repart."

Mon avis : Voici une belle histoire qui se lit rapidement et qui permet de passer un agréable moment. Une jolie histoire d'amitié va naître entre Tom et Madeleine. Les personnages sont très attachants malgré quelques raccourcis à la fin de l'histoire. On passe vraiment un bon moment avec ces personnages haut en couleur.

mercredi 20 février 2019

Rosa Candida

de Audur Ava Olafsdottir,
paru en 2010 aux éditions Zulma
Résumé : Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens.
Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée.
Un lien les unissait: le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte.
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.


"Papa dirait : On ne va pas loin avec des rêves, mon petit Lobbi.
Maman, elle, aurait dit : Il faut poursuivre ses rêves."
 
Mon avis : Ce roman est très beau, très sensible. L'histoire poétique nous fait vivre un pan de la vie de Arnljótur qui est en plein deuil de sa mère. Le rythme est assez lent, on prend le temps de découvrir petit à petit les réflexions de ce jeune homme et sa nouvelle vie dans un monastère dans lequel il s'occupe de la roseraie. Il s'agit d'un livre sur l'amour qu'un fils porte à sa mère mais aussi d'un jeune père pour sa fille, vraiment touchant.

lundi 28 janvier 2019

L'Enfant perdue

d'Elena Ferrante,
paru en 2018, aux éditions Gallimard
Résumé : À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.
L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.
Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu’on n’oublie pas.


"Rends moi service : montre ces pages au professeur Sarratore, comme ça il comprendra comment on peut transformer n'importe quel texte en une lecture passionnante.
- Nino, je ne le vois plus.
- C'est peut-être pour ça que tu es aussi en forme !"


Mon avis : Suite et fin de la saga l'Amie Prodigieuse, d'Elena Ferrante, certainement le meilleur des quatre tomes. Ce roman est vraiment magnifique et nous plonge une fois de plus dans l'Italie des années 80-90 jusqu'à aujourd'hui.
Le lecteur est totalement pris dans la vie de Lenu du côté de Naples. Son histoire d'amitié avec Lila semble moins compliquée que précédemment même si un évènement dramatique va bouleverser la vie  et l'amitié des deux femmes.
Concernant le dénouement, je suis restée un peu sur ma faim, mais le roman dans son ensemble est majestueux.  Difficile d'entamer une autre lecture après celui-ci, les personnages d'Elena Ferrante vont nous manquer…

dimanche 18 novembre 2018

Les loyautés

de Delphine de Vigan,
paru en 2018, aux éditons JC Lattès

Résumé : "Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d'innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révèlerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?"

"Les coups je les ai reçus et le secret je l’ai gardé jusqu’au bout. J’ai trente-huit ans et je n’ai pas d’enfant. Je n’ai pas de photo à montrer, ni prénom ni âge à annoncer, pas d’anecdote ou de bon mot à raconter.
J'abrite en moi-même, et à l’insu de tous, l’enfant que je n’aurai pas. Mon ventre abîmé est peuplé de visages à la peau diaphane, de dents minuscules et blanches, de cheveux de soie."

Mon avis : Encore une fois Delphine de Vigan nous raconte une histoire avec des personnages (très) écorchés par la vie. Il s'agit d'un roman à quatre voix où au fil des chapitres s'alternent les récits et les vies des différents protagonistes : deux jeunes adolescents, Théo et Mathis, qui vont toujours plus loin dans l'interdit, une professeure qui se demande comment aider Théo à s'en sortir et la mère de Mathis qui doit faire face à ses problèmes à elle… 
Vous trouverez dans ce roman beaucoup de suspens, comme sait si bien le créer Delphine de Vigan, de l'émotion, de l'amitié et de la solidarité. 
Bref, je n'en dirai pas plus sur ce roman qui est bluffant par son efficacité. Lisez-le ! 

lundi 5 novembre 2018

Les couleurs de l'incendie

de Pierre Lemaître,
paru en 2017, aux éditions Albin Michel
Résumé : Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.

"Il arrive que des hommes aux idées courtes deviennent grands lorsque les circonstances s'y prêtent. "


Mon avis : Les Couleurs de l'incendie est la suite d'Au revoir là-haut, Prix Goncourt 2013. On retrouve quelques personnages de la première histoire. Ce second tome est centré sur celui de Madeleine Péricourt, la sœur d'Edouard, qui se retrouve seule à la tête de la fortune familiale. Une fois de plus, le travail de recherche de l'auteur est à saluer. Ici, le lecteur est propulsé dans l'entre deux guerres avec les placements en bourse et la crise économique de 1929 qui se prépare, puis dans un second temps la montée des fascismes et de l'antisémitisme. 
Entre tromperie et vengeance, ce roman entraîne le lecteur au cœur des années folles. On attend avec impatience la fin de la trilogie.  

Celle qui fuit et celle qui reste

d'Elena Ferrante,
paru en 2017, aux éditions Gallimard
Résumé : Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.
Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.
Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

" Ce qu'il fallait faire, c'était s'en aller. Partir définitivement, loin de la vie que nous avions connue depuis notre naissance. S'installer dans un lieu bien organisé où tout était vraiment possible. Et en effet, j'avais décampé. Mais seulement pour découvrir, dans les décennies suivantes, que je m'étais trompée, et qu'en réalité nous étions prises dans une chaîne dont les anneaux étaient de plus en plus grands : le quartier renvoyait à la ville, la ville à l'Italie, l'Italie à l'Europe, et l'Europe à toute la planète. Et aujourd'hui, c'est ainsi que je vois les choses: ce n'est pas notre quartier qui est malade, ce n'est pas Naples, c'est le globe tout entier, c'est l'univers, ce sont les univers! Le seul talent consiste à cacher et à se cacher le véritable état des choses."

Mon avis : Une nouvelle fois j'adhère complètement à cette histoire, à ces personnages, à cette écriture et bien sûr à cette auteure.
On retrouve Helena dans sa vie de femme, écrivaine, épouse, mère et amie. L'auteur arrive à montrer les questionnements, les faiblesses, les tourments, les bonheurs de son personnage principal, tout en dépeignant une fois de plus les luttes politiques dans cette Italie des années 70.
Le personnage de Lila apparaît moins dans ce tome, bien que la majeure partie de l'intrigue tourne autour d'elle. Son intelligence est une fois de plus soulignée de même que la brutalité de son environnement.  
Vivement la lecture du tome 4 pour savoir ce qui attend les deux amies !

vendredi 17 août 2018

No et moi

de Delphine de Vigan,
paru en 2007, aux éditions Lattès
Résumé : Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semblé qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.
Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes.
Jusqu’au jour ou elle rencontre No, une jeune fille a peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.
Mais nul n’est à l’abri.

"On est capable d'envoyer des avions supersoniques et des fusées dans l'espace, d'identifier un criminel à partir d'un cheveu ou d'une minuscule particule de peau , de créer une tomate qui reste trois semaines au réfrigérateur sans prendre une ride, de faire tenir dans une puce microscopique des milliards d'informations. On est capable de laisser mourir des gens dans la rue."

Mon avis : Delphine de Vigan dénonce tout au long de son roman la condition des SDF et les difficultés rencontrées pour arriver à sortir de la rue.
Les personnages de ce roman sont vraiment très touchants. Lou, No, Lucas, le couple Bertignac et bien d'autres encore, tous les personnages ont été malmenés par la vie. 
La magnifique amitié entre Lou et No est très forte et permettra à chacune de se (re)construire et d'avancer.
C'est une lecture coup de poing dont on voudrait continuer encore et encore la lecture.

La Tresse

de Laetitia Colombani,
paru en 2017, aux éditions Grasset
Résumé : Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’'école.
Sicile. Giulia travaille dans l’'atelier de son père. Lorsqu'’il est victime d'’un accident, elle découvre que l’'entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’'elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu'’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’'humanité, leurs histoires tissent une tresse d’'espoir et de solidarité.

"Elle sait qu'ici, dans son pays, les victimes de viol sont considérées comme les coupables. Il n'y a pas de respect pour les femmes, encore moins si elles sont Intouchables. Ces êtres qu'on ne doit pas toucher, pas même regarder, on les viole pourtant sans vergogne. On punit l'homme qui a des dettes en violant sa femme. On punit celui qui fraye avec une femme mariée en violant ses sœurs. Le viol est une arme puissante, une arme de destruction massive. Certains parlent d'épidémie.[...]
Smita a déjà entendu ce chiffre, qui l'a fait frissonner : deux millions de femmes, assassinées dans le pays, chaque année. Deux millions, victimes de la barbarie des hommes, tuées dans l'indifférence générale. Le monde entier s'en fiche. Le monde les a abandonnées."

Mon avis : Véritable chef d'œuvre, ce premier roman de Laetitia Colombani est très puissant. Il dépeint la vie de trois femmes dans trois pays différents : l'Inde, l'Italie et le Canada. Trois femmes dont le destin est bouleversé, trois femmes qui décident de prendre leur vie en main pour ne plus se laisser dicter les règles en fonction de leur milieu social, leur famille, leur rang, la société dans laquelle elles évoluent. Entre elles un lien invisible se tisse, comme une tresse pleine d'espoir et d'humanité. C'est un énorme coup de cœur pour ce roman, qui nous permet d'en apprendre plus sur certains milieux comme sur les conditions de vie des Intouchables en Inde.

mercredi 1 août 2018

La Disparition de Josef Mengele

d'Olivier Guez,
paru en 2017, aux éditions Grasset
Résumé : 1949  : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz  croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.
Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au cœur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.

" Rolf Mengele est un jeune homme tourmenté. A chaque fois qu'il se présente, l'a
ccueillent un silence gêné, des regards embarrassés. Mengele, comme… ? Oui, Mengele. Le fils de Satan. Maudit patronyme, sa croix et sa bannière, jamais il n'oubliera sa consternation et son chagrin le jour où il a découvert en lisant les journaux, peu après l'enlèvement d'Eichmann, que l'oncle badin qui lui racontait des histoires de gauchos et d'Indiens à l'hôtel Engel était [en réalité] son père, le médecin tortionnaire d'Auschwitz."

Mon avis : Ce roman biographique a reçu le prix Renaudot en 2017. Après trois ans de recherches sur le tortionnaire nazi et sa cavale en Amérique du Sud, Olivier Guez livre un véritable récit glaçant. A aucun moment le lecteur s'attache au personnage principal, personnage antipathique qui n'éprouve aucun remords et reste persuadé qu'une troisième guerre mondiale éclatera et à l'issue de laquelle l'Allemagne du Führer retrouvera toute sa grandeur.
Parfois ardu, souvent monstrueux mais absolument passionnant, c'est un roman à lire pour savoir et ne pas oublier.

Le Château de ma mère

de Marcel Pagnol,
paru pour la première fois en 1958, aux éditions De Fallois,
Résumé : Cette histoire est vraie, mais elle s'est passée il y a bien longtemps, quand vos grands-parents étaient encore des enfants... A cette époque, des charrettes et des fiacres roulaient dans les rues, et quand une auto arrivait, on l'entendait venir de bien loin... Alors les chevaux prenaient le mors aux dents, et les gens couraient s'abriter sous les portes cochères... Mais il a une chose qui ne changera jamais : c'est l'amour des enfants pour leur mère, et j'ai écrit ce livre pour apprendre aux petites filles comment leurs fils les aimeront un jour…

"Telle est la vie des hommes. Quelques joies très vite effacées par d'inoubliables chagrins."

Mon avis : Dans ce deuxième volume des Souvenirs d'Enfance, Marcel Pagnol nous raconte comment s'organisent les trajets pour les vacances et les fins de semaines. On retrouve tout l'amour et l'admiration que porte le petit Marcel à sa maman, Augustine. Véritable ode à l'amour maternel, Le Château de ma mère est un récit magnifique où l'on prend plaisir à retrouver la famille Pagnol au milieu des collines provençales.

samedi 21 juillet 2018

Les yeux couleurs de pluie

de Sophie Tal Men,
paru en 2015, aux éditions Albin Michel
Résumé : Étudiante en médecine, Marie-Lou est, du jour au lendemain, affectée à Brest. Autant dire le bout du monde pour celle qui n'a jamais quitté sa Grenoble natale. Une nouvelle existence commence alors pour elle, loin des siens, de ses montagnes : il va falloir s'habituer au climat, à la région, à la collocation, aux collègues…… Surtout, c'’est l'insouciance et la légèreté de ses vingt-cinq ans qui vont être confrontées à la dure réalité du monde hospitalier. Une nuit, elle croisera Matthieu, interne en ORL. Ce loup solitaire, mystérieux et poétique, arrivera-t-il à lui faire une place dans sa vie ?

"Elle me dépeint sa ville, le "Brest même" , celui que l'on trouve moche au premier coup d'œil et qu'on arrive plus à quitter ensuite.
Comme si elle voulait me le vendre."

Mon avis : L'histoire est agréable, bien qu'il y ait beaucoup de références au milieu médical ce qui a tendance à perdre un peu le lecteur. Marie-Lou est une jeune fille attachante à laquelle il est très facile de s'identifier.
Certes, ce n'est pas un coup de cœur mais on passe un bon moment en compagnie de cette lecture "détente".

vendredi 20 juillet 2018

Trois jours et une vie

de Pierre Lemaitre,
paru en 2016, aux éditions Albin Michel
Résumé : À la fin de décembre 1999, une surprenante série d'’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien….

"La réalité n'était qu'une question de volonté, il ne servait à rien de se laisser envahir par des tracas inutiles, le plus sûr pour les éloigner était de les ignorer, c'était une méthode imparable, toute son existence montrait qu'elle fonctionnait à merveille."


Mon avis : Pierre Lemaître signe ici un roman à l'atmosphère glaçante. Tout se joue dans les premiers chapitres pour le petit Rémi. La suite de l'histoire tourne autour de l'enquête et des angoisses et peurs d'Antoine. C'est un roman très prenant, le lecteur est tenu en haleine. Âme sensible s'abstenir, mais pour les autres : à ne pas louper !

samedi 30 juin 2018

Le Temps est assassin

de Michel Bussi,
paru en 2016, aux Presses de la Cité

Résumé : Été 1989. La Corse, presqu'île de la Revellata, entre mer et montagne. Sur cette route de corniche, au-dessus d'un ravin de vingt mètres, une voiture roule trop vite et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère n'ont pas eu la même chance.
Été 2016. Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, accompagnée de son mari et de sa fille adolescente. Elle veut profiter de ces vacances pour exorciser le passé. C'est au camping dans lequel elle a vécu son dernier été avec ses parents que l'attend une lettre… de sa mère. Vivante ?

" Clotilde mesurait seulement aujourd'hui toute la portée du geste de son père , offrir à sa femme la tenue dans laquelle elle allait mourir , sa parure pour l'au-delà , la plus séduisante qui soit pour le dernier regard amoureux. N'était-ce pas la plus belle preuve d'amour ? Choisir ensemble le costume de sa mort comme on choisit celui de son mariage."

Mon avis : Superbe roman de Michel Bussi, Le Temps est assassin nous entraîne en Corse, 27 ans après un terrible accident de voiture qui a coûté la vie à trois personnes. Riche en rebondissements, ce roman nous permet de suivre Clotilde la survivante qui mène son enquête. Michel Bussi arrive à tromper son lecteur du début à la fin, le coupable est très difficile à trouver. Vraiment un bon polar, à découvrir !

mercredi 27 juin 2018

La Disparition de Stéphanie Mailer

de Joël Dicker,
paru en 2018, aux éditions De Fallois


Résumé : 30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons, dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin du meurtre. L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à découvrir le meurtrier, solides preuves à l’appui. Celui-ci a été tué lors de son arrestation. Les deux policiers ont récolté les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Vingt ans plus tard, au mois de juin 2014, Jesse Rosenberg, devenu capitaine, est sur le point de quitter la police pour se consacrer à un projet personnel après une brillante carrière d’enquêteur. Il est devenu une légende locale de la police. On dit de lui qu’il a élucidé toutes les affaires qui lui ont été confiées, ce qui lui vaut le surnom de capitaine 100%. Derek Scott, en revanche, ne travaille plus sur le terrain et végète au sein d’une brigade administrative. Mais la vie des deux hommes va être totalement chamboulée lorsqu’une journaliste, Stephanie Mailer, vient trouver Jesse à sa cérémonie de départ de la police et lui annonce que son surnom n’est pas mérité : elle affirme à Jesse que contrairement à ce qu’il croit, sa toute première enquête, celle consacrée au quadruple meurtre d’Orphea, n’a pas été résolue. Pour Stephanie, Derek et Jesse se sont trompés de meurtrier. Un détail, pourtant évident, leur aurait échappé à l’époque. Jesse, certain que Derek et lui ne se sont pas trompés en 1994, met d’abord en doute la version de Stephanie. Mais trois jours plus tard, lorsque cette dernière disparaît et que les premières pistes s’entremêlent avec l’affaire de 1994, Jesse et Derek n’ont pas d’autre choix que de retourner à Orphea.
Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?
Qu’avait-elle découvert?
Si Jesse et Derek se sont trompés de coupable en 1994, alors qui est le véritable auteur du quadruple meurtre?
Et que s’est-il réellement passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

" Nous sommes comme les pétales d’un pissenlit, rond et magnifique, et le vent a soufflé chacun de nous sur des coins différents de la terre."

Mon avis : Voici le dernier roman de Joël Dicker. L'histoire commence comme la Vérité sur l'Affaire Harry Québert : une enquête réouverte 20 ans après.
J'ai trouvé le déroulé de l'histoire intéressant mais un peu long. Les personnages trop nombreux perdent le lecteur. Difficile de comprendre leurs liens et leur implication dans l'enquête. Autre point négatif, certains éléments de l'enquête apparaissent comme par magie sans vraiment que le lecteur sache pourquoi les enquêteurs ont soudainement eu l'idée de chercher à cet endroit. Et pour finir avec ce qui ne m'a pas plus (mais alors vraiment pas !), les coquilles et autres erreurs dans le texte. Heureusement, l'éditeur a rectifié le tir lors des rééditions.
En ce qui concerne les points positifs (parce qu'il y en a quand même pas mal), le style est rapide, il y a tout le temps de l'action, on ne s'ennuie jamais. Le dénouement est superbe ! Impossible de trouver le coupable ! Vraiment un chouette final.
Bref, j'ai aimé cette lecture, même si elle n'est pas un coup de cœur et je continuerai de suivre Joël Dicker.  

samedi 23 juin 2018

Le Nouveau nom

d'Elena Ferrante,
deuxième tome de l'Amie Prodigieuse,
paru en 2017, aux éditions Gallimard
Résumé : Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l'a trahie en s'associant aux frères Solara, les camorristes qu'elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l'été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L'air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano.

"Depuis l’enfance, nous avions vu nos pères frapper nos mères. Nous avions grandi en pensant qu’un étranger ne devait même pas nous effleurer alors qu’un parent, un fiancé ou un mari pouvaient nous donner des claques quand ils le voulaient, par amour, pour nous éduquer ou nous rééduquer."

Mon avis : Le premier tome de l'Amie prodigieuse s'achevait de manière inattendue donnant envie aux lecteurs de continuer cette série. Dans cette nouvelle histoire, Elena Ferrante fait grandir ses personnages. Lila est désormais mariée à Stefano et doit jouer son rôle d'épouse, bien qu'elle ait du mal à rentrer dans le rang. Quant à Helena, elle décroche son bac puis continue ses études et rencontre de nouveaux amis. Les deux jeunes femmes se croisent désormais.
A plusieurs reprises, on se demande pourquoi Helena reste amie avec Lila. Cette amie en est-elle vraiment une ?
La fin de ce roman est comme celle du premier, l'auteur nous donne envie de lire la suite et vite !

jeudi 31 mai 2018

Vernon Subutex

de Virginie Despentes,
paru en 2015, aux éditions Grasset


Résumé : QUI EST VERNON SUBUTEX ?
Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d'’un secret.
Le dernier témoin d'un monde disparu.
L'’ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.



"Certains hommes ne changent plus, passé quinze ans. Elle connaît cette manie qu'ils gardent de mentir comme des nuls, éhontément, partant probablement du principe que les femmes sont trop demeurées pour faire la différence entre une information plausible et une histoire qui ne tient pas debout. "

Mon avis : C'est assez rare pour être souligné, mais j'ai abandonné ma lecture aux 2/3 du livre. L'écriture est très trash, très crue. J'ai eu l'impression que ce livre racontait toujours la même chose : un homme passionné de rock, se retrouve SDF, et squatte chez ses amis ou autres connaissances, il rencontre une ou plusieurs femmes et arrive ce qui doit arriver... Bref, je m'en suis arrêtée aux 2/3 du livre et l'intrigue n'avait toujours pas démarrée. Déçue par cette lecture, qui pourtant a reçu plusieurs prix.

mercredi 11 avril 2018

L'amie prodigieuse

d'Elena Ferrante,
paru en 2014, aux éditions Gallimard
Résumé : «Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.



"La plèbe, c’était nous. La plèbe, c’étaient ces disputes pour la nourriture et le vin, cet énervement contre ceux qui étaient mieux servis et en premier ce sol crasseux sur lequel les serveurs passaient et repassaient et ces toasts de plus en plus vulgaires. La plèbe, c’était ma mère, elle avait bu et maintenant se laissait aller, le dos contre l’épaule de mon père qui restait sérieux, et elle riait bouche grande ouverte aux allusions sexuelles du marchand de ferraille."

Mon avis : Je suis partagée sur cette lecture. J'ai trouvé que le début était vraiment très long, l'histoire peine à se mettre en place, on ne voit pas trop où l'auteur veut en venir en déroulant la vie de ses personnages. J'ai trouvé que la partie autour de l'enfance d'Helena et de Lila est vraiment très violente, dans cette Italie des années 1950. Les enfants se font justice eux-mêmes sans chercher à dialoguer mais plutôt en réagissant tout de suite et bien souvent avec des coups ou des lancés de pierre. "L'amie prodigieuse" dans cette première partie n'a pour moi rien de "prodigieux". 
La seconde partie par contre m'a captivée. J'ai aimé suivre les aventures et mésaventures de ce petit quartier de Naples. A force de lire leurs histoires, le lecteur arrive à se repérer parmi les très nombreux personnages et à connaître leurs liens. Au fil des pages, ils grandissent et la violence s'estompe quelque peu. La relation entre Lila et Helena devient plus douce, elles se rapprochent telles deux sœurs et se soutiennent mutuellement. Le final est pour le moins inattendu et laisse le lecteur en manque de ces personnages... 

samedi 17 mars 2018

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Série Millénium, de Stieg Larsson,
paru en 2005, Aux éditions Actes Sud,
collection Actes Noirs
Résumé : Ancien rédacteur de Millenium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.

"Armanskij avait du mal à s'habituer au fait que son plus fin limier soit une fille pâle, d'une maigreur anorexique, avec des cheveux coupés archicourt et des piercings dans le nez et les sourcils. Elle avait un tatouage d'une guêpe de deux centimètres sur le cou et un cordon tatoué autour du biceps gauche. Les quelques fois où elle portait un débardeur, Armanskij avait pu constater qu'elle avait aussi un tatouage plus grand sur l'omoplate, représentant un dragon. Rousse à l'origine, elle s'était teint les cheveux en noir aile de corbeau. Elle avait toujours l'air d'émerger d'une semaine de bringue en compagnie d'une bande de hard-rockers. "

Mon avis : Voici ma chronique concernant le premier tome de la série Millénium : j'ai adoré ! L'univers, l'intrigue, les personnages, tout est bien ! Mickaël est un personnage dont on se sent proche dès le début de l'histoire, ce qui n'est pas le cas de Lisbeth qui est vraiment très particulière. Avec ces héros atypiques, Stieg Larsson nous entraîne dans une histoire riche en rebondissements. Plusieurs enquêtes sont menées dans ce polar, certaines sont bien plus glauques que d'autres... Ame sensible s'abstenir !