Affichage des articles dont le libellé est Album. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Album. Afficher tous les articles

mercredi 27 juin 2018

Maman

d'Hélène Delforge et Quentin Gréban,
paru en 2018, aux éditions Mijade
Résumé : Maman. Un des premiers mots du monde. Un nom unique, porté par des milliards de femmes. Un mot pour dire l'amour, la tendresse, le lien, parfois le manque. Il y a autant de mamans qu'il y a d'enfants.
Pourtant, sur tous les continents, lorsqu'elles prennent leur bébé dans les bras, les mamans se ressemblent.

"Tu n'es pas un frein, tu es mon moteur.
Tu n'es pas un fardeau, tu es mon porte-bonheur."

Mon avis : Difficile de trouver les mots après avoir lu un album aussi beau et puissant sur la maternité. Les illustrations sont splendides, le texte est très poétique. L'émotion est présente tout au long du livre. Vraiment à découvrir !

mercredi 11 avril 2018

La Malédiction de l'anneau d'or

de Fred Bernard et François Roca,
paru en 2017, aux éditions Albin Michel 


Résumé : Cornélia, une jeune fille aveugle, grandit dans un orphelinat aux côtés de Jack, son corbeau, et de son amie Virginia. Un jour, dans une sombre forêt où se dressent des ruines mystérieuses, Cornélia parvient à retirer de son socle de pierre un anneau d'or pourtant inamovible. Elle développe alors d'inquiétants pouvoirs... Sous prétexte de la désensorceler, le mystérieux Génius l'emmène avec lui au loin, l'arrachant à ses amis chers.
Quand Virginia peut quitter l'orphelinat, elle chevauche à travers le monde avec Jack pour retrouver Cornélia... et découvrir son terrible destin.
Mon avis : La couverture de cet album est vraiment très attirante. L'histoire quant à elle s'adresse plus à des ados qu'à des enfants, du fait des thèmes abordés et de la noirceur de l'histoire. Le récit est original, le narrateur est un corbeau et les deux auteurs nous entraînent dans un beau conte fantastique. On retrouve même à la fin des allusions à un précédent livre de Fred Bernard et François Roca : Anya et le Tigre Blanc. Par conséquent, il vaut mieux le lire avant la Malédiction de l'anneau d'or.

mardi 3 avril 2018

L'Histoire de Ned Kelly

de Marie-Eve de Grave et Jean-Jacques de Grave,
paru en 2017, aux éditions Hélium
 Résumé : Ned Kelly, 1855-1880, fils de misérables colons irlandais, un temps voleur de chevaux, tireur exceptionnel, meurtrier, mais aussi bandit au grand coeur dont le premier fait-divers fut d’avoir sauvé un enfant de la noyade, sorte de Robin des Bois australien du dix-neuvième siècle, devint le symbole de la résistance contre l’Empire britannique.
Mon avis : Ce roman graphique est dans un premier très agréable à regarder. La disposition du texte et des gravures est vraiment originale et attractive. L'histoire quant à elle retrace la vie de hors-la-loi de Ned Kelly. Ainsi on découvre les injustices et le racisme dont ont souffert les colons irlandais à leur arrivée en Australie. 

mercredi 9 août 2017

S'aimer

de Cécile Roumiguière,
paru en 2016, aux éditions A pas de loups.
Résumé : Et si s’aimer était l’aventure suprême ?
Ils sont 39 illustrateurs à donner relief au plus grand des sentiments, à lui dessiner des paysages et des visages. Intime et universel, le voyage merveilleux évade, exalte, lie, tel ce fil couleur fièvre qui court à travers les pages, si fragile... si précieux. Ces 39 artistes ont inspiré Cécile Roumiguière qui nous offre un dialogue, celui, duo, de l’amour. La rencontre, les doutes, l’éblouissement, la vie, les liens... tout ce qui fait sens aux cœurs battants s’exprime ici dans la plus poétique des langues. Qui sait au juste comment se conjugue le verbe aimer ?
Mon avis : Cet album nous raconte le déroulement d'une histoire d'amour de la rencontre à la naissance d'un enfant en passant par tous les questionnements possibles. Cécile Roumiguière signe un très beau texte illustré par près d'une quarantaine de dessinateurs.




Ainsi, au fil des pages, nous rencontrons de nouveaux procédés graphiques, de nouvelles couleurs qui laissent le lecteur voyager au gré de cette sublime histoire d'amour.

vendredi 28 juillet 2017

Séquoia

de Régine Joséphine et Julie Grugeaux,
paru en 2016, aux éditions Mazurka.
Résumé : Aux premiers temps du monde, sur une terre encore sauvage… Les Arbres et les Hommes marchaient ensemble. Mais un soir l’orage éclata dans le cœur des Hommes.
Une petite graine fera renaître leur amitié.
Mon avis : Ce très bel album montre le lien sacré entre les hommes et les arbres qui existe depuis toujours. L'histoire est très belle, entre philosophie et poésie. La plume de Régine Joséphine nous transporte et décrit la solidarité, l'entraide et l'amour entre le Séquoia et Sylv, auxquels s'opposent l'égoïsme et la violence des hommes du clan. La nature occupe donc la place centrale du récit et des illustrations. De ce côté là, j'ai aussi eu un véritable coup de cœur ! Les peintures colorées permettent de mettre en exergue le relief et l'intensité du récit. En clair, ce magnifique album invite à la méditation et à la réflexion. Vraiment à découvrir à tout âge !

"La nuit de leur première rencontre, l'orage grondait.
L'Ancien attrapa un éclair et posa la flamme devant les hommes.
La chaleur les envahit.
Alors Sylv comprit.

Les Hommes nommeraient les Arbres pour qu'on ne les oublie pas.
Les Arbres nourriraient les flammes pour réchauffer le clan."

mercredi 22 février 2017

Macao et Cosmage ou l'expérience du bonheur

d'Eddy Legrand,
paru pour la première fois en 1919, 
en 2000 pour la présente édition, chez Circonflexe.


Résumé : Unis par un amour intense, Macao et Cosmage vivaient heureux sur leur île déserte. Quand, un jour, la Civilisation vint à leur rencontre... 
Publié en 1919 par la Nouvelle Revue Française, Macao et Cosmage fut l'un des tout premiers albums à privilégier l'image, opérant ainsi une véritable révolution dans la conception du livre pour enfants. Puisant son inspiration dans le mythe rousseauiste du " bon sauvage ", la nostalgie d'un retour à l'état primitif, Edy-Legrand (1892-1970) offre ici le splendide témoignage d'un artiste dont les grandes planches marquées par l'influence des avant-gardes des années 1900 annoncent la démarche des plus grands illustrateurs contemporains.

Mon avis : Paru pour la première fois en 1919, cet album pour enfants invite au voyage sur l'île de Macao et Cosmage. Son format carré laisse une grande place aux illustrations. Les deux personnages vivent en parfaite harmonie dans la nature, sur une île, jusqu'à ce que cette dernière soit colonisée et exploitée par des colons. La quiétude de l'île disparaît, Macao et Cosmage assistent impuissants aux changements de leur paradis. A la fin de leur vie, ils retrouvent un petit coin de terre, pas encore civilisé et bétonné, pour mourir tranquillement. 

Cet album est très poétique et nostalgique, à découvrir !!!

lundi 30 janvier 2017

Cendrillon

d'après Charles Perrault, illustré par Charlotte Gastaut,
paru en 2009, chez Flammarion, 
collection les Classiques du Père Castor


Résumé : Cendrillon est maltraitée par sa belle-mère et ses deux filles qui lui infligent les tâches les plus pénibles de la maison. Un jour, toutes les demoiselles du pays sont invitées au bal donné par le Prince. Grâce à l'aide de sa marraine la fée, Cendrillon peut s'y rendre à la condition d'être de retour avant minuit. Dans sa fuite, elle perd une chaussure de verre. Le lendemain, le Prince, follement amoureux, fait savoir qu'il épousera celle qui pourra chausser le petit soulier. 

Mon avis : Cette version de Cendrillon s'appuie sur l'histoire de Charles Perrault et non sur la version édulcorée que l'on connaît de Disney. On prend plaisir à redécouvrir cette histoire de princesse. Les dessins de Charlotte Gastaut subliment le texte. Seule Cendrillon est toujours représentée, en couleur, de manière lumineuse et ravissante alors que les deux demi-sœurs et les autres prétendantes du Prince sont représentées en noirs avec quelques bijoux scintillants. La morale de l'histoire est reprise à la fin du texte. Cendrillon fait preuve d'une grande bonté et pardonne tout à ses deux affreuses demi-sœurs. 

vendredi 30 décembre 2016

Les larmes de crocodile

d'André François,
paru pour la première fois en 1956, 
chez Gallimard jeunesse (pour la présente édition), 
collection Folio benjamin

Résumé : Qu'est-ce que c'est, des larmes de crocodile ? Pour le savoir, il suffit d'amener un crocodile chez soi. 

Le graphisme unique d'André François, un classique incomparable !
Mon avis : Par un dessin enfantin et une histoire simple, André François cherche à expliquer aux enfants ce que sont des larmes de crocodile. Paru pour la première avec un format allongé, le livre n'était pas sans rappeler la longueur de l'animal.
Il s'agit d'un livre drôle et très poétique où l'on voyage jusqu'en Egypte pour ramener un crocodile chez soi. Des renseignements et conseils sont alors donnés sur le comportement du crocodile lorsqu'il mange à table, se brosse les dents ou prend son bain. Attention de bien les respecter !!! 

Les trois brigands

de Tomi Ungerer,
paru en 1979, à l'Ecole des loisirs, collection Lutin poche 

Résumé : Il était une fois trois vilains brigands... dont la vie changea totalement le jour où ils rencontrèrent Tiffany, la petite orpheline. De trois méchants elle en fit... des bienfaiteurs de l'humanité.

Mon avis : Les Trois brigands fait partie des grands classiques jeunesse. Cet album est sombre au début, les brigands pillent et volent les richesses des honnêtes gens, jusqu'à ce qu'ils rencontrent Tiffany. Cette petite fille va les amener à réfléchir à leurs actes. L'album devient alors plus coloré. Les trois brigands arrêtent donc de voler et mettent leurs richesses à contribution pour aider les orphelins.
Les jeunes lecteurs peuvent par le biais de cette histoire avoir une première approche sur le bien et le mal. 

mardi 27 décembre 2016

Michka

de Marie Colmont et Feodor Rojankovsky,
paru en 1941, chez Flammarion,
collection les albums du Père Castor

Résumé : Michka, le petit ours en peluche, quitte la maison d'Elisabeth, et s'en va tout seul dans la forêt. Quelle joie de retrouver la liberté et de rencontrer le Renne de Noël ! Mais, en ce soir si particulier, chacun doit faire une bonne action, et Michka aura un bel élan de générosité...

Mon avis : Ce grand classique de la littérature jeunesse est un conte de Noël, dénonçant la vanité des enfants qui ont tous les jouets qu'ils veulent, l'égoïsme de Michka qui a souffert puis démontrant sa générosité à la fin de l'album. 
Les illustrations de Rojankovsky sont sublimes et nous font plonger avec tendresse dans la magie de Noël... 
J'ai adoré redécouvrir cette histoire!!!!

Max et les Maximonstres

de Maurice Sendak,
paru en 1973, à l'Ecole des Loisirs, collection Lutin poche

Résumé : À force de faire bêtise sur bêtise dans son terrible costume de loup, Max s’est retrouvé puni et enfermé dans sa chambre. Mais pas seulement. Voilà qu’il se retrouve aussi roi d’une armée de bêtes immondes, les Maximonstres. Max le maudit les a domptés. Ils sont griffus, dentus, poilus, vivent sur une île et ne savent rien faire que des sarabandes, des fêtes horribles où il n’y a rien à manger. Max a la nostalgie de son chez-lui, des bonnes odeurs de cuisine et de l’amour de sa mère. Que faut- il faire pour rentrer ? Peut-être commencer par le désirer…

Mon avis : Puni dans sa chambre après avoir fait des bêtises, Max se promène dans le monde des Maximonstres, dont il devient le roi. Cependant, très vite sa maman lui manque et il a faim, il décide alors de rentrer chez lui et de quitter ce monde merveilleux. 
Maurice Sendak parle pour la première fois dans un album jeunesse de la colère d'un enfant envers ses parents et des mondes imaginaires que les plus jeunes peuvent s'inventer. L'illustration prend de plus en plus de place dans l'album jusqu'à ce que Max décide de retourner chez lui, où l'illustration retrouve sa place de départ. 
Un album qui a fait date dans la littérature de jeunesse, à découvrir ou redécouvrir sans fin. 

jeudi 15 décembre 2016

Ceci est un poème qui guérit les poissons

de Jean-Pierre Siméon et Olivier Tallec,
paru en 2005, aux éditions Rue du Monde, collection "couleur carré" 
Résumé : Pour guérir Léon, son poisson rouge malade, Arthur doit lui dire un poème. Mais quelqu'un sur cette planète va-t-il être capable d'expliquer à Arthur ce qu'est un poème ? ! La boulangère, le canari, ses grands-parents, le vieux Mahmoud, chacun à une réponse qui ne ressemble à aucune autre ! Poème semble un mot bien mystérieux. Il y a pourtant urgence, c'est tout de suite qu'Arthur a besoin de savoir. Pour sauver Léon.
Mon avis : Pour sauver Léon, son poisson, Arthur demande à son entourage ce qu'est un poème. Chacun lui donnant une réponse différente, l'enfant compose lui même son poème en regroupant les définitions de uns et des autres. 
Les dessins d'Olivier Tallec sont magnifiques, ils favorisent l'univers très poétique de cette histoire déjà sublime par elle-même. 

L'imagier des gens

de Blexbolex, 
paru en 2008, chez Albin Michel Jeunesse
Résumé : Pécheur et danseurs et guerriers, et déesse, princesse et loup-garou. Toutes sortes de gens se côtoient dans cet imagier, liés par un fil que l'on devine de page en page. Réels, mythiques ou imaginaires, ces gens habitent tous le monde extraordinaire de Blexbolex.
Mon avis : A travers ses dessins minimalistes aux couleurs très vives, Blexbolex associe des personnages dont il facile de faire le lien : des écoliers/un professeur, un moustachu/un barbu, etc. Parfois certains s'opposent : un policier/un voleur, d'autres sont liés par leur représentation dans l'album :  un frileux/un fumeur. Cet univers très particulier n'est pas sans rappeler l'univers des années 50. Ces images laissent libre court à l'imagination de l'enfant, qui peut les interpréter seules ou en duo. 

Tout un monde

de Katy Croupie et Antonin Louchard,
paru en 1999, aux éditions Thierry Magnier
Résumé : Cet imagier facétieux emmène l'enfant du biberon au lait puis à la vache, de la vache à l'herbe des prés, de l'herbe à une barbe hirsute, de la barbe qui pique aux bogues de châtaignes, des châtaignes à un arbre l'été, puis un arbre l'hiver...
Des images qui s'enchaînent à la manière du " Marabout, bout de ficelle, selle de ch'val... " Un imagier à lire, à regarder dans n'importe quel ordre et dans n'importe quel sens, pour faire " l'image buissonnière " et découvrir que l'image dit le monde autant qu'elle le cache.
Mon avis : Cet album sans texte, présente différents portraits, paysages ou objets de la vie quotidienne à travers des illustrations utilisant différents procédés : photo, aquarelle, canevas, dessin papier mâché,... Les auteurs se retrouvent là dans une démarche totalement artistique. Les images s'enchaînent avec logique. Cet imagier sort vraiment de l'ordinaire et permet aux enfants et aux parents d'avoir leur propre interprétation des images.

Jojo la mache

d'Olivier Douzou,
paru en 1993, aux éditions du Rouergue.
Résumé : Jojo la Mache, c'est une vache. Mais pas n'importe quelle vache ! Une vache très très vieille et très très drôle qui mâche depuis bien longtemps déjà... Et une nuit, elle perd ses cornes et une autre nuit, autre chose. Mais ce n'est pas très grave, parce que quoiqu'il arrive, Jojo la Mache, elle sera toujours là. 

Mon avis : Ce petit album retrace l'histoire de Jojo, une vache qui se désintègre jour après jour, jusqu'à disparaître complètement. Olivier Douzou illustre par des dessins très minimalistes cette histoire poétique. Retranscrite sur des pages semblables à du papier kraft dans un format carré, l'histoire invite les enfants à réfléchir sur la disparition et le souvenir.