jeudi 25 janvier 2018

Virus L.I.V. 3

de Christian Grenier,
paru en 2007, aux éditions Hachette
Résumé : Le gouvernement des Lettrés a interdit les écrans et décrété la lecture obligatoire. Face à cette tyrannie, les Zappeurs se révoltent : ces jeunes rebelles, adeptes de l'image, propagent un virus qui efface les mots à mesure qu'ils sont lus. Seule Allis est capable d'identifier l'inventeur du virus et de trouver un antidote.

"Aussi, au moment où tu vas refermer cet ouvrage, lecteur, il faut que tu admettes cette éventualité : peut-être es-tu le héros d'une autre histoire, la tienne, qu'un lecteur lit dans un monde plus réel que le tien.
Et moi, Allis, je tiens à te remercier : grâce à toi, désormais, j'existe. Peut-être pour très longtemps. Car ce sont les lecteurs qui rendent les personnages éternels."

Mon avis : Cette dystopie de Christian Grenier est l'une des premières du genre dans la littérature jeunesse. L'auteur nous entraine dans une société autoritaire où la lecture est le mot d'ordre. Les opposants à ce gouvernement sont les Zappeurs, des individus passionnés par les écrans.
Bien qu'il soit destiné à un jeune public, ce roman est très agréable à lire. On y retrouve de nombreuses références à d'autres œuvres et d'autres auteurs, notamment dans le choix du nom des personnages comme Allis L. C. Wonder ou encore Céline L. F. Bardamu.
Cette histoire est une bonne façon de s'initier à la S.F.

mardi 23 janvier 2018

Promise

d'Ally Condie,
paru en 2010, aux éditions Gallimard Jeunesse



Résumé : Cassia a toujours fait confiance. Quand elle apprend qu'elle est promise à son meilleur ami, tout semble parfait. Jusqu'à une toute petite erreur du système, qui ne dure qu'une seconde. Une seconde qui suffit à plonger Cassia dans un dilemme impossible : Xander ou Ky, la vie qu'elle connaît ou la route inexplorée, les certitudes ou l'amour qui finalement décidera pour elle. 


"C'est l'un de mes préférés, parmi les Cent Poèmes, ceux que notre Société a choisi de conserver, à l'époque où ils ont décidé que notre culture était trop éparse, encombrée. Ils ont formé des commissions chargées de sélectionner les cent meilleures chansons, les cent meilleurs tableaux, les cent meilleurs romans, les cent meilleurs poèmes. Et ils ont éliminé le reste. Effacé à jamais. c'était nécessaire, slon la Société, et tout le monde a approuvé, cela semblait censé : "Comment apprécier pleinement un art quand les chefs-d'oeuvre sont noyés dans la masse ?"


Mon avis : Ce roman est le premier tome d'une trilogie et c'est une très belle découverte ! Le rythme est assez lent et les descriptions nombreuses, ce qui permet à l'auteur de placer son contexte, son histoire, présenter ses personnages, pour développer dans les tomes suivants la rébellion. La Société gère tout, sait tout, ce qui est assez angoissant ! L'écriture fluide d'Ally Condie nous fait réfléchir sur l'amour, la liberté et la recherche du bonheur.

Silhouette

de Jean-Claude Mourlevat,
paru en 2013, aux éditions Gallimard Jeunesse
Résumé : Dix nouvelles fortes et cruelles.
Lorsqu'elle découvre que son acteur préféré vient en tournage près de chez elle, Pauline, une mère de famille discrète, répond à une annonce pour être «silhouette».
Puisque ses jours sont comptés, monsieur Duc n'a qu'une idée en tête : retrouver les personnes auxquelles il a fait du mal autrefois et leur demander pardon...
Dans le car qui l'emmène en colo, Guillaume, 14 ans, s'aperçoit qu'il a laissé son chat enfermé dans sa chambre. Il doit impérativement retourner le délivrer...
Que réservera le destin à ces héros ordinaires habités chacun de belles intentions?

"Est-ce qu'on peut lire des centaines de romans sans succomber un jour à la tentation d'en écrire un soi-même ? Il semble que oui : des millions de gens s'en accommodent très bien. Moi non. Le lecteur ordinaire que j'étais s'est doublé peu à peu d'un jaloux. " Ce que je lis là; est-ce-que je serais capable de l'écrire ?" me demandais-je. Je me répondais en secret : "Oui ".

Mon avis : Je recommande à tous de lire ce recueil de nouvelles ! Vraiment très bien écrit, ces dix histoires nous plongent dans le quotidien de personnages ordinaires qui vont faire face à la cruauté de la vie. Le hasard ne fait pas toujours bien les choses, les personnages de Jean-Claude Mourlevat vont l'apprendre à leur dépens ! L'humour noir, très présent dans ce livre, surprend le lecteur. Les chutes des  nouvelles sont totalement inattendues. Vraiment à lire de toute urgence !

Kill the indian in the child

d'Elise Fontenaille,
paru en 2017, chez Oskar éditions

Résumé : Comme tous les jeunes Indiens, Mukwa, 11 ans, est arraché à sa famille et envoyé à Sainte Cécilia, un pensionnat canadien. Pour tout apprentissage, le jeune Ojibwé découvre l'humiliation, la privation de nourriture, les mauvais traitements... Car le mot d'ordre est Kill the Indian in the child : éliminer l'Indien dans l'enfant, lui faire oublier sa culture, sa religion, ses origines.
Mais Mukwa se rebelle, décide de fuir et de rejoindre son père trappeur, dans la forêt...

"Dans les wagons de troisième classe destinés aux enfants indiens, tout le monde pleurait.
Même chose sur les quais, puis tout le long du trajet.
Railway of tears...
Jamais train n'avait aussi bien porté son nom."

Mon avis : Issu d'une histoire vraie, ce roman est bouleversant. Je ne connaissais pas l'histoire de ces enfants enlevés à leurs parents, dans le but de leur apprendre l'anglais à travers l'écriture et la lecture.
Elise Fontenaille décrit les tortures, viols et autres humiliations que ces enfants ont vécu au quotidien dans ces pensionnats catholiques. La vie du petit ojibwé qui a inspiré ce récit, est à l'origine de la prise de conscience des occidentaux sur les massacres des populations indiennes dans les années 1960. Débute ensuite un long procès pour condamner les tortionnaires et demander pardon aux populations opprimées, mais après avoir vécu autant de souffrances comment peut-on demander une chose pareille aux indiens ?
Cette lecture fait vraiment réfléchir, à lire et à conseiller !

lundi 20 novembre 2017

Maman a tort

de Michel Bussi,
paru en 2015, aux éditions des Presses de la Cité
Résumé : Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant...
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul. Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car, déjà, les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil. Le compte à rebours a commencé.
Qui est vraiment Malone ?

"Les vrais trésors ne sont pas ceux qu'on cherche toute sa vie, ils sont cachés près de nous depuis toujours. Si on les plante un jour, si on les cultive et on les arrose tous les soirs, en oubliant même pourquoi à la fin, ils fleuriront un beau matin alors qu'on ne les espérait plus."

Mon avis :  Michel Bussi signe ici un très bon polar dont l'intrigue, bien ficelée, vous tient en haleine jusqu'aux dernières lignes. Les personnages sont à première vue soit attachants, soit antipathiques, les "gentils" d'un côté et les "méchants" de l'autre, mais en y regardant de plus près, les rôles ne sont pas si bien définis... J'ai apprécié la lecture fluide de ces évènements qui s'enchaînent jusqu'au dénouement inattendu.

mardi 14 novembre 2017

Désolée, je suis attendue

d'Agnès Martin-Lugand,
paru en 2016, aux éditions Michel Lafon
Résumé : Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu’on lui adresse, elle a simplement l’impression d’avoir fait un autre choix, animée d’une volonté farouche de réussir.
Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé.

"Lorsque je trouvais le sommeil, ce n’était jamais pour plus de quatre petites heures. Ça me suffisait amplement, la fatigue n’avait aucune prise sur moi, j’étais maîtresse de mon corps. L’adrénaline du défi coulait dans mes veines, c’était mieux, plus fort, plus puissant que la drogue ou le sexe"

Mon avis : Ce roman d'Agnès Martin-Lugand est agréable à lire, mais n'est pas son meilleur. On est pris dans l'histoire, on souhaite savoir ce que va faire Yaël pour s'en sortir mais très tôt dans le récit, on se doute de ce qui va arriver... Le personnage principal est pour le moins antipathique ce qui peut dérouter par moment. L'écriture est fluide, les personnage secondaires sont attachants, l'intrigue est simple mais sans grande surprise. Pour finir, on retrouve les personnages d'Entre mes mains le bonheur se faufile mais ils occupent un rôle tellement minime que je n'y avais même pas prêté attention...

"Il n’y a rien de pire qu’un feignant qui se met au boulot ! C’est bien pour ça que je n’ai jamais essayé ! Je serais trop bon ! "

jeudi 2 novembre 2017

Frnck

de Brice Cossu et Olivier Bocquet
série en cours depuis 2017, parue aux éditions Dupuis

Résumé : Quand un orphelin de 13 ans part à la recherche de ses parents et se retrouve en pleine préhistoire, forcément, il doit tout faire : inventer le feu, le savon, les voyelles et tenter de survivre parmi des bestioles monstrueuses et des brutes épaisses...

"Frnck", c'est de la grande aventure humoristique avec une vraie réflexion sur la modernité et l'humanité.
Mon avis : Cette série de BD est rafraîchissante, on suit les aventures de Franck, jeune orphelin qui, pour retrouver ses origines, atterri à l'époque préhistorique ! La confrontation avec une autre époque est très drôle et riche en rebondissements. Ces albums sont très vite lus et on a hâte de connaître la suite !